Dossier de la Dépêche du Bassin du 31 mars 2011

Les actions de L’ADPPM au travers d’une synergie associative (la CEBA) sur l’ensemble du Bassin d’Arcachon

Samedi 2 avril 2011 // Ressources en ligne

Pendant deux semaines, La Dépêche du Bassin a souhaité faire un arrêt sur images. Avec l’aide précieuse des membres de la Coordination Environnement du Bassin d’Arcachon (Ceba), elle dresse la cartographie des points de vigilance environnementale du territoire. Cette semaine, zoom sur les inquiétudes générales, avant un arrêt sur chaque commune la semaine prochaine.

Aux quatre coins du Bassin, des associations environnementales travaillent quotidiennement pour la protection et la bonne gestion du milieu. Certaines sont très anciennes, comme Le Pré Salé Entouré du Teich, créée le 27 mars 1834 sous le règne de Louis Philippe. D’autres ont leur territoire greffé au coeur, comme l’Adppm à Pyla-sur-Mer, Protection et Aménagement à Lège-Cap-Ferret ou l’Association pour la sauvegarde du site naturel des Quinconces - Saint-Brice à Andernos-les-Bains. Certaines, telles Bassin d’Arcachon Écologie, agissent sur l’ensemble du territoire. Enfin, quelques-unes sont spécialisées dans un domaine d’activités très précis comme ScaphPro pour le monde sous-marin, l’Addufu pour la forêt usagère et VigiDécharge à Audenge. Réunies au sein de la Coordination Environnement du Bassin d’Arcachon (la Ceba), ces vingt associations représentent un véritable contre-pouvoir avec plus de 5.000 adhérents. De quoi faire bouger les lignes lorsqu’un dossier brûlant voit le jour...

« Les communes font ce qu’elles veulent... »

« De Biscarrosse au Cap Ferret, on est chevillés sur tous les problèmes », répètent-ils. « Nous avons un rôle reconnu de représentation et nous sommes agréés au titre de l’environnement. Nous entretenons des rapports privilégiés avec l’État et ses organismes, les syndicats professionnels de l’ostréiculture et de la sylviculture », rappelle Jean Mazodier, président de la Ceba. « L’État est bien content de nous trouver car nous nous démarquons du tout-développement, du tout-tourisme », précise Jacques Storelli. Et le président de l’Adppm d’aller plus loin dans son raisonnement : « L’équation est simple. Les communes font ce qu’elles veulent en matière d’urbanisme, dans les PLU notamment. L’État a un pouvoir avec son déféré préfectoral mais ne l’utilise que très peu. Il compte donc sur le travail des associations, sur nos initiatives gracieuses ou judiciaires pour bloquer certains dossiers. C’est en partie grâce aux associations que le Bassin est resté préservé. Sur de nombreux dossiers, nous controns l’alliance objective des élus, avec différents acteurs économiques dont ceux du BTP. »

2012, année capitale

Pour le président Mazodier, le Bassin arrive à un tournant capital. « C’est la fin d’une époque et le début d’une autre. Début 70, avec la mission Biasini et la Miaca, on a décidé du visage du Bassin à quarante ans. Cette vision est aujourd’hui devenue réalité. La démographie a même pris quinze années d’avance. C’est aussi à cette époque-là que nombre d’associations environnementales sont nées. 2012, c’est aussi important que la mission Biasini. Beaucoup de choses vont se rejoindre. De grandes décisions vont être prises sur le Schéma de cohérence territoriale (Scot), sur les grandes démarches post-Grenelle comme Natura 2000, les trames vertes et bleues, les zones humides, et enfin sur le Parc Naturel Marin pour la gestion de la partie maritime où l’État va transférer la gouvernance à une nouvelle entité. Si l’on ajoute le travail sur les intercommunalités et les élections territoriales de 2014, nous sommes réellement à un moment crucial. » Alors, à l’aube de toutes ces évolutions, quel est le vrai visage environnemental du Bassin ?

Dossier réalisé par Jean-Baptiste Lenne.
L’intégralité de ce dossier dans la Dépêche de cette semaine.