Revue de presse

Bilan de l’AGO 2011 - article de SUD OUEST du 8 août 2011 : « La forte voix des Pylatais »

Vendredi 12 août 2011 // Revue de presse

Beaucoup de monde était présent, samedi matin, à l’assemblée générale de l’Association de défense et de promotion de la ville.

En général, cette assemblée générale est chaude. Et pas seulement parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de monde dans le (trop) petit centre culturel du Pyla. Non, souvent, c’est parce que les responsables l’Association de défense et de promotion de Pyla-sur-Mer (ADPPM) disent bien des choses à la municipalité.

Que les élus ne s’en formalisent pas, bien au contraire. Ils doivent même s’en féliciter, dixit Jacques Storelli, le président de l’ADPPM : « Vous avez la chance d’avoir avec nous une voix libre, sous aucune influence, indépendante. Nous vous apportons toute l’année le vrai retour des choses. Et quand nous allons au tribunal pour contester des décisions ou des autorisations, il faut nous remercier : si nous gagnons, c’est bien que ces décisions étaient mauvaises. Nous sommes libres, droits dans nos bottes et sans complexe ! » Jean-Jacques éroles, maire UMP de La Teste-de-Buch, s’en est rappelé dans son intervention : « Sachez que je suis moi aussi libre de toute influence et de tout parti politique ! »

Le PLU en question

Samedi matin, ce fut à ce qu’il paraît moins chaud que d’habitude. Bien sûr, Jacques Storelli a longuement parlé du futur plan local d’urbanisme dont l’enquête publique s’est déroulée en juin. « Pourquoi en juin ? Quand tous les Pylatais ne sont pas là. » Il a tout aussi longuement abordé ce qu’il prévoyait. Notamment en ne déclarant pas clairement que la zone du Laurey, malgré les décisions du tribunal administratif et de la cour d’appel, n’était pas constructible. « Il s’agit ici, a expliqué le maire, de garantir la sécurité juridique et financière de la ville. Ce n’est pas directement constructible. » L’affaire se poursuit en effet au Conseil d’état.

Quelques points comme celui-ci ne satisfont pas l’ADPPM, renforcée par les critiques que l’état a formulées sur ce PLU. Pascal Gauci, sous-préfet d’Arcachon, a tempéré : « Ces discussions entre état et commune sont normales. Et ce PLU sera en net progrès par rapport à sa version initiale. » Et Jean-Jacques éroles d’ajouter : « Ce PLU est le plus protecteur que le Pyla ait jamais connu. Et la Ville aussi d’ailleurs. »

Henri Legrix de la Salle, architecte et vice-président de l’ADPPM, s’est attardé sur les hauteurs autorisées au Pyla, sur les surfaces à construire : « Sur l’emprise au sol, sur les hauteurs, merci M. le Maire de nous avoir écoutés, les règles du PLU sont favorables à la préservation de l’esprit pylatais. Mais sur les Goélands, Haïtza, le Figuier, rue de la Forêt, et le terrain du futur ex-casino, il y a des désaccords : l’emprise au sol augmente de 20 à 50 % et les hauteurs de 30 %. »

L’extension du golf

Jacques Storelli précise les choses : « Nous avons toujours été favorables aux développements des commerçants du Pyla. Mais vouloir mettre des commerces dans des immeubles de 11 mètres qui ne marcheront pas et seront ensuite vendus à la découpe, non ! »

Autre dossier évoqué par Henri Legrix de la Salle, l’extension du golf, possible par ce PLU : « Nous y serons très vigilants et nous n’accepterons pas d’autre construction qu’une cabane. » Jacques Storelli a ajouté que l’ADPPM ne s’opposait pas à la construction d’un hôtel au golf, « s’il est bien intégré », mais pas au détriment de la forêt.

Le commissaire enquêteur rendra son avis sur le PLU la semaine prochaine.

Article publié par David Patsouris le 8 août 2011 sur la page suivante.

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