Schéma de Cohérence Territoriale

Le projet de SCOT a été approuvé le 24 juin 2013

Lundi 22 juillet 2013 // Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT)

L’ADPPM dénonce un document qui permet un développement démographique et urbanistique sans précédent.

Si les 38000 logements prévus ont été revus à la baisse, l’enveloppe territoriale urbanisable est restée la même.

Ce chèque en blanc pour le probable doublement de la population dans les 15 prochaines années risque de coûter très cher à chacun ; la qualité des eaux, de l’air et de l’environnement en général va continuer à se dégrader ; faute de structures et de réseaux adaptés, les administrés vont demander de nouvelles routes, de nouvelles possibilités de construire et de travailler, ce qui va transformer le Bassin d’Arcachon en une vaste zone urbaine, exclusive de ses attributs historiques qui sont : dominante végétale, faible densité urbaine, larges coupures d’urbanisation, qualité des eaux, activités ostréicoles et de pêche, navigation traditionnelle, exploitation forestière, activités touristiques peu impactantes, richesse de la biodiversité... Des recours contentieux sont envisagés.

Consultez le projet de SCOT sur le site du SYBARVAL

Consultez également les documents issus de l’enquête publique :

Commentaire du journal Sud-Ouest du 26 juin 2013

Article original

Scot : les autres changements dans le texte

Le schéma de cohérence territoriale protégera la forêt du Vieux Pyla.

Si le schéma de cohérence territoriale du Bassin et du Val de l’Eyre (Scot), le texte qui dessine l’avenir du territoire à vingt ans, a été approuvé à une écrasante majorité hier matin à Andernos (lire notre édition d’hier), certains points ont encore été débattus lors du vote.

Jean-Guy Perrière, maire UMP d’Arès et président du Sybarval, le syndicat intercommunal chargé de rédiger le Scot, a lundi matin précisé un point d’actualité : la zone de la forêt du Vieux Pyla située au-dessus de la caserne des pompiers a bel et bien été protégée de toute urbanisation dans le Scot. Une décision du Conseil d’État a mis fin récemment à une procédure qui donnait raison aux associations qui avaient attaqué un permis de construire de 27 logements dans cette zone en 2006 (lire notre édition de lundi).

D’autre part, François Deluga, le maire socialiste du Teich, a noté des avancées sur le logement : « Nous sommes, sur tout le territoire, à 6 ou 7 % de logements sociaux. Mais l’obligation d’avoir 35 % de logements pour tout projet immobilier d’au moins 15 logements va dans le bon sens. »

L’élue gujanaise Élisabeth Rezer-Sandillon (Cap 21) est la seule à avoir voté contre le texte. Elle n’admet pas le projet d’une voie de contournement est du Bassin de Lège à Biganos qui reprend le tracé délibéré en 2007 par le Département. À l’est de cette voie, l’urbanisation est interdite. C’est Yves Foulon, le député-maire UMP d’Arcachon, qui a souligné cette « coupure d’urbanisation entre la Communauté urbaine de Bordeaux et le Bassin ».

Le retour de la fenêtre océane

Vincent Nuchy, le maire socialiste de Salles, qui avait voté contre le texte en 2012, l’a cette fois approuvé. Et il a en particulier noté que le Scot prenait en compte la construction d’un collège au Barp et la nécessité dans l’avenir d’avoir un lycée dans le Val de l’Eyre. Enfin, en tant que président du Parc naturel Landes-Gascogne, il est satisfait que le Scot « veille à interdire toutes pratiques motorisées anarchiques » dans les zones sensibles.

Autre changement par rapport à la première version du Scot : la possibilité d’extension du golf (18 trous de plus) est mieux encadrée. En effet, elle devra tenir compte du zonage Natura 2000, mener une étude d’impact sur la faune et la flore, etc. Un passage a été ajouté au projet de Scot voté à une voix de majorité en juillet 2012 sur le rôle du Syndicat de la dune du Pilat. Une seule voix discordante à ce sujet, celle de l’élu UMP testerin Patrick Davet : « Au pied de la dune du Pilat, il y a cinq campings. On réfléchit à les déplacer parce qu’ils seront submergés par le sable. On parle de Cazaux. Il faut leur trouver un endroit. La Fenêtre océane existe, il faut y travailler. »

Il y a eu comme un murmure dans la salle. La « Fenêtre océane » est en effet un vieux projet de l’ancien maire de La Teste, Claude Espied, qui permettait l’urbanisation de plusieurs centaines d’hectares en pleine forêt près de la dune. Depuis son siège, Jean-Jacques Éroles, actuel maire UMP de La Teste, semblait ne pas en croire ses oreilles…