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Gazette du Pyla de l’été 2013

Jeudi 1er août 2013 // Gazettes du Pyla

Vous pouvez consulter la Gazette du Pyla de l’été 2013 en cliquant sur la vignette ci-dessous :

Sommaire

- Jacques Rigaud
- Le chemin parcouru
- Les contentieux d’urbanisme
- Des projets qui posent question
- L’eau
- La vie locale
- Infos pratiques

Édito

Le décès de notre grand Ami Jacques RIGAUD nous éprouve profondément. Nous savons tous combien il a apporté à notre réflexion, et à notre vision du PYLA et du « savoir vivre ensemble ». Continuons à œuvrer à la lumière de ses valeurs.

En 1969 un groupe de bonnes volontés pylataises réagissait contre un projet de pyramides en béton, de constructions d’immeubles sur l’ensemble du front de mer, dont certains de 22 m Place Meller et à Haïtza, outre une marina. Que serait le Pyla sans l’engagement de nos prédécesseurs ? Certaines réalisations actuelles nous rappellent le sens de l’action et un devoir de vigilance sans concession. Si nous cédons maintenant, quatre décennies de travail acharné n’auront servi à rien. Nous demandons solennellement à nos élus de mieux préserver notre patrimoine pylatais et aux services de l’État de faire annuler toute décision irrégulière. Jusque-là, ce sont les associations qui s’en sont chargé, et non l’État. Les meilleurs exemples sont les autorisations de lotir la forêt du Laurey et celle du Vieux Pilat que le Conseil d’État a annulées à notre demande. Plus de 1000 maisons étaient en jeu.

Curieusement, les Plans Locaux d’Urbanisme, fort coûteux à concevoir, tombent les uns après les autres : Arcachon, Cap Ferret, Andernos… en raison d’illégalités flagrantes. Une pareille charge supplémentaire pour le contribuable est-elle acceptable ?

Pour quelles raisons certains maires s’acharnent-ils à vouloir urbaniser des secteurs inondables, sensibles ou déclarés inconstructibles par les juridictions ?

Le PLU de La Teste de 2007 a été retiré en 2008 ; le nouveau PLU de 2011 est soumis à l’examen du Tribunal administratif ; sera-t-il également annulé ? Le Schéma de Cohérence Territoriale vient d’être approuvé alors qu’il permet un quasi doublement de la population du Bassin d’Arcachon. Doit-on accepter un pareil gâchis ? Jamais. Que ce soit au sujet de la pollution accidentelle par l’usine Smurfit du 5 juillet 2012, ou de la création du Parc Naturel Marin, l’ADPPM agit en partenariat avec 28 associations amies basées sur l’ensemble du pourtour du Bassin d’Arcachon (Coordination Environnement du Bassin d’Arcachon) représentant plus de 6000 adhérents, et avec les ostréiculteurs et les pêcheurs maritimes. Cela démontre que la défense de l’environnement et les contentieux que cela implique convergent parfaitement avec les activités économiques qui font la fierté du Bassin.

Notre activité sur les grands dossiers concernant l’avenir du Bassin conditionne et crédibilise notre efficacité au plan strictement local. Tout est lié.

Si la protection de notre patrimoine architectural et paysager (ZPPAUP) avait été décidée, certaines constructions récentes indignes du site n’auraient jamais pu voir le jour.

La création d’une piste cyclable sur le boulevard de l’océan, comme nous la demandions depuis 15 ans, est une belle réussite. Maintenant, il faut sauver nos arbres, replanter, surveiller sans relâche, informer et appliquer les textes avec rigueur. Il en va de même pour les clôtures et les travaux. Sans un encadrement pertinent et adapté, les comportements individualistes et les velléités spéculatives videront le Pyla de son histoire et de son sens.

Réagissons !