Revue de presse

Pyla-sur-mer : "un peu de tolérance, on vivra mieux" (Sud-Ouest du 12/08/13)

Lundi 12 août 2013 // Revue de presse

Plus de 400 personnes (sur les 1 000 adhérents) ont assisté, samedi matin au centre culturel du Pyla, à l’assemblée générale de l’ADPPM (Association de défense et de protection du Pyla-sur-Mer), présidée par Jacques Storelli (lire « Sud Ouest » du vendredi 9 août).

Le maire de La Teste-de-Buch, Jean-Jacques Eroles, et le sous-préfet, Jean-Pierre Hamon, ont tenté de répondre aux nombreuses questions, sans toujours convaincre leur auditoire.

1 Le Scot et le PLU

L’ADPPM demande à l’État de modifier le projet de Scot (Schéma de cohérence territoriale), voté à la quasi unanimité fin juin par les élus du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre. « Nous avons reçu, courant juillet, le document pour le contrôle de légalité. Il est en cours de dépouillement. L’État est en train de l’analyser », répond le sous-préfet.

« Je fais le pari qu’on va l’attaquer. Il y a 29 associations, on va faire le boulot », annonce Jacques Storelli, qui est également coprésident de la Ceba, réunion de ces associations environnementales du Bassin dont plusieurs présidents sont présents dans la salle.

« Le Scot est un très grand consensus, ça ne peut pas plaire à tout le monde, c’est un peu la décision du milieu, je comprends votre volonté de l’attaquer », assure le maire Jean-Jacques Eroles, qui est également vice-président du Sybarval, en charge de l’élaboration du Scot. « On ne peut pas tout transformer en interdictions, un peu de tolérance, on vivra mieux », ajoute le maire qui confirme la mise en révision du PLU de La Teste en septembre.

2 La sécurité et le bruit

« Il y a une stabilité des faits de délinquance par rapport à l’an dernier, il n’y en a ni plus, ni moins. Les moyens policiers sont identiques à 2012, avec 50 CRS », assure le sous-préfet. « C’est pas possible », entend-on dans la salle. « C’est une appréciation subjective », se fâche presque le sous-préfet.

Les riverains de l’Hermitage, au cœur du Pyla, se plaignent du bruit à la sortie de l’établissement, notamment entre 4 et 6 heures du matin, mais aussi de l’intrusion de personnes dans les jardins et les piscines des villas voisines, ou encore des voitures abîmées : « Un problème récurrent d’année en année. Qui est responsable de la sécurité ? La police, la mairie, les habitants qui doivent s’organiser ? » interroge un néo-Pylatais, ancien élu dans la banlieue parisienne.

« Je suis le responsable, c’est clair », lui répond le sous-préfet. « Le problème m’a été signalé il y a une semaine et demi, j’ai demandé au commissaire d’intensifier les forces de police sur le terrain. J’ai donné des instructions, je vais suivre le dossier, je vais être très vigilant, laissez-moi un peu de temps et je vais régler le problème ».

« Je me réjouis qu’il y ait une boîte de nuit au centre du Pyla, ça évite à nos enfants et nos petits-enfants de faire des kilomètres la nuit », tempère un père de famille.

Le patron de l’hôtel Côte du Sud témoigne de clients qui écourtent leur séjour à cause du bruit ou encore du propriétaire d’une Ferrari dont les plaques d’immatriculation ont été arrachées la semaine dernière : « La police a répondu : ‘‘On ne peut rien faire, faites votre propre police’’. « La réponse de ce fonctionnaire de police, et je vous crois, est inadmissible », s’étrangle presque le sous-préfet.

3 Le stationnement et l’architecture

Le maire dément les craintes de 200 véhicules supplémentaires avec la réhabilitation de l’hôtel Haïtza, en cours de rachat par William Techoueyres, le patron de la Co(o)rniche : « Le projet est encore à l’étude, je vous promets que nous en discuterons, il n’y aura pas de restauration, uniquement une hôtellerie de qualité avec moins de chambres et des parkings sur la parcelle ».

Et le stationnement aux abords de la Co(o)rniche ? « Il faut trouver une solution pérenne au parking, ce n’est pas évident. Il faut prendre le problème d’ensemble pour le Pyla ».

Un riverain s’étonne que la mairie ait délivré un permis de construire pour « les cabanes », comme il décrit l’extension de l’hôtel la Co(o)rniche. Quid d’une charte architecturale que l’ADPPM souhaitait, sans réussir à l’obtenir.

« C’est une charte paysagère, avec des conseils, pas des obligations. Il y a un esprit pylatais avec un style basco-béarnais, initié d’ailleurs par Gaume. Mais j’estime que cela ne doit pas exclure certains types d’architecture, c’est choquant au début, mais dans le temps, ça passe », réplique le maire.

« On vous demande, M. le maire et M. le sous-préfet, davantage de concertation, davantage de vigilance, davantage de cohérence et davantage de contrôles », conclut Nicolas Beytout, non sans ajouter : « On ne l’a pas assez dit, mais l’ADPPM gagne tous ses contentieux, tous ses procès ». Avis aux suivants.

Source http://www.sudouest.fr/2013/08/12/u...