Correspondance avec la municipalité

L’ADPPM demande à la municipalité d’apporter des réponses précises sur des questions maintes fois évoquées (cf. Lettre du 1er octobre 2013).

Dimanche 13 octobre 2013 // Ressources en ligne

Bonjour Monsieur le Maire,

Au cours de nos précédents échanges, nous avons eu l’occasion de solliciter la municipalité pour :

- que l’ADPPM fasse partie du tour de table des réunions réservées à la délocalisation des campings,

- que l’ADPPM reçoive communication des études et travaux concernant les 2 procédures de DUP / expropriation du site de la Dune,

- que l’ADPPM soit informée des projets concernant la rénovation de l’hôtel Haitza et ses environs (concertation sur le projet),

- que l’ADPPM reçoive par écrit le résultat des contrôles et vérifications concernant 4 chantiers ; cf. rappel d’un courrier du 25 mars 2013 resté sans réponse :

Nous avons repéré quelques anomalies qui nécessiteraient, de notre point de vue, l’intervention rapide de la Police Municipale : …/…

Depuis, nous avons dressé une liste de panneau illisibles ou irréguliers : le dernier, au … avenue des … (la superficie de la parcelle n’est pas indiquée). Pouvez-vous faire régulariser la situation (... m2 de construction prévue) ? Qu’en est-il du panneau totalement blanchi (parmi des dizaines d’autres), situé avenue du Sémaphore (évoqué lors de l’AG) ?

Une nouvelle fois nous demandons à la municipalité de dresser la liste exhaustive des panneaux irréguliers et ou illisibles, de dresser des PV d’infraction, de les communiquer à Monsieur le Procureur, avec copie à l’ADPPM.

Nous reformulons la même demande pour ce qui concerne les clôtures, soit trop hautes, soit constituées de matériaux inadaptés ou interdits.

- que l’ADPPM soit clairement informée du respect de la procédure d’affichage préalable, pièces à l’appui, notamment lors des abattages suivants : …/…

Nous profitons de ce questionnement pour vous faire part de notre inquiétude sur la question des abattages en général.

Il est pour nous manifeste que les contrôles a priori ne font presque jamais l’objet de refus d’abattage, et que les affichages n’ont pas lieu dans les conditions prévues par le texte.

De plus, l’arrêté municipal ne permet-il pas de sacrifier sans contrôle ni sanction les hautes fûtaies futures, appelées à remplacer les arbres adultes, qui disparaissent plus ou moins naturellement au fil du temps ?

Il nous faut œuvrer rapidement, dans le cadre d’une AMVAP, d’une nouvelle charte, ou d’un nouvel arrêté, pour que la disparition des arbres, arbustes, massifs, espaces verts ... soit fermement enrayée.

- que l’ADPPM soit clairement informée sur les contrôles opérés sur les chantiers situés Avenue Louis Gaume.

Nous avons signalé un certain nombre d’anomalies, et sommes étonnés de ne pas être relayés par une volonté administrative de faire respecter le principe d’égalité devant les charges imposées par le PLU, les autorisations de construite, le Code de l’Urbanisme...

L’ADPPM a déjà décidé de porter à la connaissance du Procureur de la République certaines infractions caractérisées, dont un curieux empiètement sur le site classé, la modification du profil naturel de certains terrains, avant travaux, d’une rupture de niveau de près de 4 m en front de mer entre deux fonds (infraction au PLU).

Quelles sont les démarches engagées par la municipalité pour faire cesser le trouble ?

La municipalité a t elle décidé de contraindre le propriétaire, auteur d’un exhaussement de plus de 2 m, à retirer les 12000 m3 de gravois non dépollués (PV de la Police Municipale de 2003) ?

Des poursuites ont-elles été engagées ?

Pour quelles raisons un tas de sable de plus de 10 m de hauteur a –t –il été toléré durant plusieurs années au dessus de la “décharge” précitée, au mépris des droits des visiteurs et riverains ?

La lettre d’excuses du titulaire de la parcelle a - t - elle été suivie d’une injonction municipale (vu la persistance de l’infraction...) ?

L’arrêté interruptif des travaux de la Corniche a - t - il suivi d’une démarche judiciaire ?

Nous n’imaginons pas que l’abattage de 56 arbres sans droit puisse rester impuni ; sinon, tout administré saura qu’il peut abattre ce qu’il veut, impunément...

- que l’ADPPM soit clairement informée des intentions de la municipalité concernant les troubles subis par l’ensemble du quartier de la Corniche en termes de stationnements. A défaut de solution rapide, les riverains agiront en justice.

- que l’ADPPM soit clairement informée des projets des promoteurs dans le secteur du Laurey (150 maisons à construire par Pichet)

Nous ne pourrions pas comprendre, que, vu le travail accompli par l’ADPPM pour la protection de ce site, nous soyons une nouvelle fois mis à l’écart d’une nécessaire concertation, en amont.

- que l’ADPPM reçoive une réponse claire et motivée sur l’opportunité de créer une AMVAP ; cf. rappel d’un courrier du 23 octobre 2012 resté sans réponse :

Monsieur le Maire,

Un nombre croissant de constructions neuves ou rénovées avilissent le site du Pyla, dont les caractéristiques identitaires reposent principalement sur l’architectural et le paysager.

Notre campagne en faveur d’une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) nous donne raison chaque jour, et si vous avez pertinemment fait adopter une Charte paysagère (non opposable), il reste que seule une ZPPAUP, devenue « aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine » (AMVAP), aurait pu nous préserver de bien des fautes de goût, le mot est faible…

Ce nouvel outil est, en droit de l’urbanisme français, une servitude d’utilité publique ayant pour objet de « promouvoir la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces ». Les AMVAP ont été instituées par la loi Grenelle II du 12 juillet 2010 en remplacement des ZPPAUP.

Un régime fiscal favorable (pour combien de temps ?) permet aux administrés concernés de réaliser des travaux dans des conditions optimales.

Avez-vous la volonté de mieux protéger le Pyla en adoptant ce nouveau dispositif ?

C’est la question que beaucoup de Pylatais vous posent.

Le dossier est presque prêt, puisque déjà cofinancé par la Commune et l’ADPPM.

Restant à votre disposition pour en débattre plus avant…

- que l’ADPPM soit précisément informée des intentions de la municipalité sur la révision du PLU ; comme cela fut précisé le 10 août, nous souhaitons être associés à l’ensemble du processus, le plus en amont possible, et Hugues Legrix se tient à votre entière disposition pour ce faire.

- que l’ADPPM soit précisément informée des intentions de la municipalité sur le cas de l’Hermitage.

Il apparaît en effet que les débordements sont devenus chroniques, à l’intérieur, comme à l’extérieur : le week-end dernier (cf. courriel de Monsieur Esparza), diverses dégradations dans le quartier ont eu lieu, pour la xème fois ; le week-end précédent, un mineur blesse un majeur à l’intérieur de l’établissement : police, hôpital, tribunal en novembre, avertissement au gérant...

Y a t il un plan B pour que le quartier retrouve un peu de sérénité ?

En vous remerciant de l’attention que vous réserverez à nos préoccupations lesquelles s’inscrivent dans une volonté redoublée de protéger le site, qui en cruellement besoin, et de votre prochaine réponse écrite,

Veuillez recevoir, Monsieur le Maire, l’assurance de notre considération la meilleure et la plus cordiale.

MAJ : la réponse de la municipalité est disponible ici.