Élections municipales

Réponses de candidats au questionnaire de l’ADPPM

Mardi 18 mars 2014 // Ressources en ligne

Si l’ADPPM s’inscrit dans une ligne apolitique, elle se doit néanmoins d’être en mesure d’informer ses adhérents et de débattre à la lumière des idées portées par les différentes listes en présence. En votre qualité de tête de liste aux prochaines élections municipales à La Teste de Buch, le Conseil d’administration de l’ADPPM souhaite vous interroger afin de connaître le détail de vos propositions dans un certain nombre de domaines. Vos prises de position seront éventuellement portées à la connaissance des adhérents de l’ADPPM et pourraient être publiées.

JJE = Jean-Jacques Eroles
PP = Pierre Pradayrol
Nota : Patrick Davet, pour sa part, a répondu de manière synthétique. Sa réponse est reportée en bas de page.

1° URBANISME

1) Etes-vous favorable à la finalisation de la création d’une ZPPAUP (devenue AMVAP) à l’ensemble du Pyla à la lumière des travaux de Monsieur Wagon, architecte, et du rapport d’enquête publique de septembre 2007 ?

JJE : Je suis tout à fait favorable à engager une concertation responsable en partenariat avec les Associations et l’Architecte des bâtiments de France, pour la réflexion de la mise en place d’une AMVAP. La question préalable à toute réflexion sera de déterminer dans un premier temps le périmètre sur lequel nous pourrions adapter ce dispositif.

PP : Oui, nous reprendrons le travail interrompu en 2008, pour la finalisation d’ une AVAP pour l’ensemble du Pyla.

2) Dans la mesure où la Note d’Enjeux de l’Etat du SCOT, fait apparaître des risques majeurs du fait d’une urbanisation devenue galopante, et dans la mesure aussi où la densité humaine et l’urbanisation autour du Bassin d’Arcachon ont déjà sévèrement pesé sur la biodiversité et la qualité des eaux et de l’air, êtes-vous favorable à l’adoption d’un SCoT qui ne soit pas une simple juxtaposition d’exigences municipales, et qui intègre des mesures drastiques destinées à enrayer réellement toute velléité de consommer de l’espace, que ce soit pour l’habitat ou toutes autres constructions ?

JJE : Le travail sur le SCOT a été une réflexion longue et approfondie afin de mettre en place un véritable projet de territoire et non en juxtaposant les exigences de chacun. Ce travail collectif a été mené pour fixer des objectifs qui devront être atteints dans le respect de l’aménagement durable du territoire. La prise en compte des enjeux environnementaux a servi de fil directeur à l’ensemble de la réflexion, avec notamment une réduction conséquente de « l’enveloppe capable ». Concernant la ville de La Teste de Buch une réduction de 500 ha est actée par rapport au schéma directeur initial, en particulier en excluant toutes possibilités d’urbanisation sur la fenêtre océane.

PP : La version du Scot telle qu’elle a été soumise aux élus ne me convient pas. En l’absence de vision et de réflexion globales, chaque commune a fait son « marché » auprès du SCOT ; la conséquence, nous la connaissons : aucun débat sur la maîtrise de l’évolution démographique, aucun débat sur les ressources, aucun débat sur les solidarités territoriales. Je souhaite un Scot qui rompe avec les tendances actuelles d’une urbanisation que vous qualifiez de galopante, un SCOT qui traduise une véritable volonté politique de territoire. Elu maire de La Teste, je travaillerai à faire prévaloir ces orientations.

3) Etes-vous favorable à l’obturation du corridor écologique (coupure d’urbanisation) Prés Salés-Camicas-Laurey-Pissens, sachant que c’est cette notion et cette configuration qui a permis au Conseil d’Etat de préserver la forêt du Laurey ?

JJE : Le Conseil d’Etat considère Pissens comme un espace remarquable et c’est à ce titre qu’il est désormais protégé. Le maire appliquera la décision du Conseil d’Etat et cela sera acté dans le cadre de la révision du PLU.

PP : Ce corridor écologique relie les prés salés de La Teste aux plages du Pyla. Il doit être identifié comme tel dans les documents d’urbanisme.

4) Pensez-vous que la « fenêtre océane » constitue un instrument pertinent susceptible de permettre l’aménagement de campings et la création de lotissements et équipements dédiés aux loisirs et estivants ?

JJE : Non. En référence au SCOT, je vous rappelle que nous avons réduit de 500 ha le périmètre Testerin dont le périmètre de la fenêtre océane. A la différence d’un candidat Testerin Patrick DAVET qui a voté contre le SCOT, justifiant que la fenêtre océane n’existait plus.

PP : La « fenêtre océane » n’existe plus, ni véritablement dans le SCOT, ni dans le Plu de La Teste. Par contre, elle subsiste clairement dans le Schéma de mise en valeur de la mer (SMVM). Je mettrai tout en œuvre pour la soustraire du SMVM. Il faudra aussi faire en sorte que le rapport de présentation du Scot (RP 1-4 page 14) soit réécrit afin de ne laisser planer aucune ambigüité sur le rejet de cette menace. Pour répondre clairement à votre question, la « fenêtre océane » n’est pas un instrument pertinent susceptible de permettre l’aménagement de campings et la création de lotissements et équipements dédiés aux loisirs et estivants.

5) Etes-vous favorable au classement, comme déjà demandé par la municipalité, des forêts de Laurey, de Pissens, et de Pyla-Sud ?

JJE : Forêt du laurey : conformément à la décision du Conseil d’Etat. Pissens : classée en Espace Naturel Remarquable. Pyla Sud : 1/3 est déjà classé en Espace Naturel Remarquable.

PP : Je suis favorable à l’extension du site classé au nord de l’Eden.

6) Approuvez-vous la présence dans le PLU (secteur Pyla) de zones UPAC qui permettent une densification « urbaine », alors que le changement d’affectation du bâti et le retour à l’habitation (à la suite d’une cessation d’activité) permettent aux propriétaires dans ces zones de densifier à 0,80 sur plus de 11 m de hauteur, alors que la règle au Pyla est de 0,20 ou 0,25 ? Dans la négative, quelles sont les dispositions que vous entendez faire rétracter ou modifier ?

JJE : Dans le prochain PLU, nous n’aurons plus de référence au COS (loi Duflot). En zone UPAC, seules les activités existantes ou à créer ont accès à un COS à 0.80. Pour toute autre conduction le COS même en UPAC est à 0.20, habitations comprises. J’ai accepté de réduire à leur strict minimum les zones UPAC (Corniche, Etche Ona, Place Meller).

PP : Je n’approuve pas et ne vois pas l’intérêt de favoriser une densification urbaine dans les zones UPAC. Nous réfléchirons à la possibilité juridique de revenir sur ces mesures.

7) Approuvez-vous la construction d’un parking, dédié à un hôtel dans une zone rouge, au pied de la Dune ?

JJE : Sur ce point il faut noter que les services de l’Etat et la Commune ont eu la même interprétation sur l’application règlementaire concernant la mise en œuvre du parking de l’établissement de la corniche, lors du permis de construire initial et modificatif. Par ailleurs le contrôle de la légalité de ces permis n’a pas soulevé la moindre difficulté permettant la réalisation de cet aménagement. Il n’en reste pas moins que je suis favorable à la nécessité de réfléchir à une solution pérenne et moins contraignante pour les riverains concernant la gestion du stationnement sur l’ensemble du quartier de la Corniche et favoriser sa mise en œuvre dans les plus brefs délais.

PP : Je soutiens le recours au Tribunal administratif, déposé par le Syndicat mixte de la Grande dune du Pilat, contre cette construction en zone rouge du PPR.

2° ARCHITECTURE

1) Auriez-vous délivré le permis de construire de la maison Da Costa Noble avenue Louis Gaume, avec son élévation sur quatre niveaux ? Que pensez-vous des infractions aux règles concernant le respect du sol naturel sur ces trois parcelles, et que comptez-vous faire à l’avenir pour prévenir de telles infractions ? Qu’envisagez-vous de faire concernant le tas de gravats non dépollués (12000 m3) sur la parcelle voisine ?

JJE : Le permis délivré est conforme à une élévation sur 2 niveaux. Les constats effectués par un géomètre, à l’issue des travaux, témoignent d’un sol naturel respecté. 12000 m3 de gravat ont fait l’objet d’un PV transmis au Procureur de la république et classé sans suite.

PP : Vous soulevez là une situation qui laisse dubitatif. Déjà en 2003, un constat de la Police municipale faisait état d’une surhausse du sol importante (plus d’un mètre) par rapport au niveau du sol naturel. Dubitatif car, à cet endroit, construire si près de l’eau, relève de l’inconscience. Et pourtant, les permis de construire ont été délivrés ! Dans d’autres lieux, ils sont gelés dans l’attente des conclusions du Plan de Prévention des Risques d’Immersion. Je n’ai pas la réponse à la question « pourquoi des permis de construire ont été délivrés à cet endroit ? »Mais les intéressés se tourneraient-ils vers l’Etat ou la Municipalité si, d’aventure, l’océan mettait à mal leur construction, ce qui est plus que probable à moyen terme ? Pour le tas de gravats, je suppose qu’un procès verbal a été effectué par la PM ; il suffit ensuite de se rapprocher du propriétaire pour qu’il dépollue le site et enlève les gravats. Ce n’est que si le propriétaire est récalcitrant que l’envoi d’une mise en demeure suit avec une date au delà de laquelle, les travaux seront commandés par la commune avec facture envoyée au propriétaire par le Trésorier Général. C’est la procédure habituelle. La solution de la concertation pour une résolution volontaire du problème par le propriétaire, reste heureusement la pratique la plus répandue.

2) Seriez-vous favorable à l’adoption d’une charte opposable aux entreprises destinée à encadrer les travaux dans les propriétés privées quand ils contreviennent manifestement aux règles d’urbanisme ? Il s’agirait notamment de réprimer l’élévation de clôtures contraires aux dispositions du PLU et de la ZPPAUP (AMVAP), et les abattages non autorisés.

JJE : Il est nécessaire de valider en préalable la possibilité juridique d’établir une telle charte qui touche aux intérêts privés.

PP : Vous posez clairement le problème du respect des règles. Leur non application généralisée devient une règle, celle là sans contrainte. Comment en sortir ? Il faut d’abord se donner les moyens de l’action. Pour ce qui relève des compétences municipales, il faut former les personnels de la Police municipale aux exigences du PLU et zonages particuliers. Il faut, et c’est ma priorité en matière de tranquillité publique, réorienter les missions de la PM vers la proximité, voire « l’ilôtage ». C’est aussi vrai pour le Pyla que pour d’autres secteurs de la commune. Enfin les moyens qui favoriseraient cette veille « urbanistique » pourraient relever d’une brigade verte à cheval, la hauteur de vue facilitant la veille. L’idée de la charte est une solution à retenir.

3) Etes-vous favorable au maintien de La Poste du Pyla et à sa rénovation ? Comment voyez-vous l’adaptation du Centre Culturel, actuellement trop petit et mal équipé, à ses missions ? Qu’en est-il de la rénovation du Cercle de Voile ?

JJE : Je suis favorable au service de la Poste à Pyla sur Mer. Le Centre culturel sera rénové en conservant son style architectural. Il sera agrandi pour laisser la place à une salle associative polyvalente. Le Club de Bridge sera reconstruit en mitoyenneté. Le projet de réhabilitation du Cercle de Voile de Pyla sur Mer fait partie des objectifs prioritaires de l’action municipale au Pyla. Un projet sera proposé et il comprendra également l’espace public Daniel Meller. Ce projet de front de mer devra respecter l’esprit sous les pins qui fait la spécificité du lieu.

PP : La restructuration de l’ilôt mairie – poste –centre culturel – fait partie de mon programme. Pour la question du comment, j’appliquerai la méthode que j’ai érigée en principe pour tout aménagement urbain. En amont du projet, les riverains, les usagers et plus largement, la population intéressée sera associée à la définition des besoins en fonction des utilisations. Puis un projet sera proposé par un architecte urbaniste et sera soumis aux mêmes participants jusqu’à ce que un consensus soit trouvé. Tout cela bien sûr dans une enveloppe budgétaire fixée préalablement. Je suis bien sûr favorable au maintien de la Poste au Pyla. Je n’ai pas eu d’information sur le projet de rénovation du cercle de voile du Pyla.

3° VIE LOCALE

1) Estimez-vous légitime et respectueux du voisinage qu’un hôtel-bar-restaurant (La Co(o)rniche) laisse sa nombreuse clientèle stationner dans toutes les avenues avoisinantes jusqu’à des heures tardives, sans avoir prévu de parking susceptible d’accueillir les 500 / 1000 voitures / jour en haute saison ?

JJE : La Co(o)rniche est un établissement qui participe pleinement à la vie économique de la commune et sa fréquentation est liée tant à son emplacement exceptionnel qu’à la qualité des prestations offertes. Comme nous l’avons évoqué ensemble, en compagnie de l’exploitant de la Co(o)rniche au mois de février (lors des évènements de fortes vagues), je considère qu’il est impératif de trouver une solution transitoire pour l’été 2014 en concertation avec le propriétaire (j’ai reçu M. Gaume à cet effet le 12 février 2014), l’exploitant et les représentants associatifs pour un stationnement plus important à proximité du site. Ce plan de stationnement doit intégrer dès à présent, le futur développement de l’hôtel Haïtza et nous devrons trouver une situation pérenne pour que le stationnement et l’accès à ces établissements soit compatible avec l’ensemble du voisinage.

PP : Non je ne trouve pas que ce stationnement anarchique soit légitime et respectueux du voisinage. J’engagerai une réflexion puis les démarches dans un délai raisonnable pour la création d’un stationnement contrôlé autour de la Co(o)rniche.

2) Etes-vous favorable au maintien des établissements de nuit dans les quartiers résidentiels du Pyla, ce qui cause des tensions et génère une petite délinquance de rue exaspérante pour le voisinage ? Si oui, quelles sont les mesures susceptibles, selon vous, de limiter lesdites nuisances ? Seriez-vous favorable à des rondes de nuit (saison, week-ends, vacances scolaires) par la police municipale pour rassurer le voisinage et garantir l’ordre public ?

JJE : Le commerce et en particulier les activités de sorties doit continuer d’exister pour faire vivre le Pyla, lieu de villégiature mais aussi de convivialité et de moments festifs. Si il est difficile de lutter contre l’incivisme nous allons développer un dispositif avec une brigade d’intervention de nuit qui aura pour mission en particulier l’été de veiller à la tranquillité publique et de réprimer les excès en collaboration avec la Police Nationale et les renforts CRS.

PP : Je suis assez favorable au maintien d’établissements de nuit au Pyla. Vous ne l’ignorez pas, les Pilatais ne sont pas contre leur présence, ils ont des enfants, mais ils sont contre leurs excès qui deviennent des nuisances. J’ai pris ce problème en considération dans mon programme avec l’embauche pendant la saison de jeunes en charge de « médiation » autour de ces établissements. Leur présence sera intégrée dans la convention police gendarmerie afin qu’en cas de difficulté, ils puissent faire appel aux services de l’ordre. Je ne tiens pas à mobiliser la Police municipale la nuit ; dans pareil cas, il faut faire le choix de l’armement de la PM et ce n’est pas le rôle que je veux faire tenir à ces agents municipaux comme je l’ai évoqué plus haut. J’ai lors d’ AG de votre association, entendu des personnes se sentir en danger ; ces peurs exprimées doivent être respectées, entendues et recevoir une réponse.

3) Comment envisagez-vous de faire respecter les arrêtés limitant le bruit au Pyla (travaux, tondeuses et souffleuses, motos et quads, avions, hélicoptères, jet-skis, bars nocturnes, fêtes bruyantes...) ?

JJE : Les effectifs de Police Municipale ont vu leur effectif doubler en 6 ans. Ils interviennent systématiquement quand une infraction est constatée. Ils ne peuvent malgré tout pas grand-chose contre les bruits de la rue causés par l’incivilité de certains dans leur comportement qui sont loin de nos habitudes de « bien vivre ensemble ».

PP : J’ai répondu en amont à cette question ; mais bien sûr, l’investissement du personnel municipal vient en complément des missions régaliennes de la police et de la gendarmerie. Il existait une instance de régulation hebdomadaire pendant la saison estivale qui associait la sous préfecture, les élus du sud bassin, la police, la gendarmerie, les polices municipales, les éducateurs de rue, des représentants d’établissements de nuit, de camping… Cette structure était portée par le Contrat d’Agglomération de Prévention de la Délinquance et centralisait les informations pour une meilleure utilisation et coordination des moyens sur le terrain. Cette structure devra être remobilisée.

4) Etes-vous favorable à la création d’un poste de police au Pyla ? Comment envisagez-vous de rendre plus efficace l’action de la police municipale, qui est actuellement présente essentiellement aux heures de bureau ? Une présence nocturne n’est-elle pas nécessaire à certaines saisons ?

JJE : C’est impossible à La Teste de Buch, depuis plus de 20 ans nos demandes ont été refusées par le ministère de l’intérieur pour l’implantation d’un poste de police. Comme évoqué précédemment, notre dispositif d’intervention de la Police Municipale sera élargi avec une brigade d’intervention de nuit.

PP : Au point 2 du chapitre architecture et à la question précédente, je crois avoir répondu à ces interrogations.

5) Etes-vous favorable à la présence d’agents municipaux sur les plages du Pyla en juillet et en août, chargés non pas de la surveillance de la baignade, mais de la prévention et du contrôle de certains comportements (dépôt d’ordures, présence de chiens, activités bruyantes, petite délinquance) ?

JJE : Nous avons à cet effet une brigade verte dont l’activité sera élargie pendant la période estivale et nous proposons de travailler avec toutes les bonnes volontés pour mettre en place un plan de communication ciblé. Des initiatives ont été prises dans ce sens par certains habitants et nous accompagnerons ces démarches.

PP : Il n’est pas possible d’affecter des personnels communaux à la surveillance des plages à l’échelle de la commune et de ses 17 Kilomètres de plage. Pour autant, on ne peut pas rester sans rien faire face à toutes ces incivilités qui se multiplient d’autant plus qu’elles ne sont pas réprimées. Il faut travailler sur l’information du public et la prévention. Ensuite, une concertation entre les moyens des collectivités et de l’Etat est nécessaire pour organiser des actions plus coercitives.

6) Seriez-vous favorable à l’organisation d’une structure associative du type « Voisins vigilants » ?

JJE : Cela existe déjà à La Teste de Buch sous base de volontariat. C’est un dispositif à encourager.

PP : Vous ne l’ignorez pas, ce vocable n’est pas sans rappeler des méthodes de sinistre mémoire. S’il a fait surface à nouveau, ce n’est pas un hasard ; nos concitoyens vivent de plus en plus repliés sur leur territoire et ne veulent pas se préoccuper de ce qui se passe autour d’eux, très attachés à leur liberté individuelle. Je doute qu’ils soient d’ailleurs friands de pareille mesure. Et si, tout simplement, les gens se parlaient, s’intéressaient aux voisins. Et si, avant de quitter pour quelques jours, sa résidence, on en informait le voisin ? Il est un peu drôle d’arriver à réfléchir à ce qui pourrait être une charte du voisinage. Voisins, qui êtes-vous ? Voisins, si on se parlait ? Voilà un bon sujet de réflexion et de projet pour le conseil de quartier que je propose. Au delà de son fonctionnement totalement déconnecté du pouvoir politique, j’ai voulu qu’il ait les moyens de fonctionner. Ces moyens sont conséquents tant au niveau du fonctionnement que de l’investissement.

7) Etes-vous favorable à l’adoption de mesures destinées à limiter l’évolution des jet-skis et leurs nuisances ?

JJE : Les cales de mise à l’eau ne sont pas situées sur la commune et les règles sur l’eau s’appliquent par la brigade nautique de la gendarmerie.

PP : Vous le savez, le décret de création du Parc Naturel Marin est à la signature. Cette question sur l’évolution ou la restriction de certains usages qui créent des nuisances, sera objet de débat et obligatoirement de régulation dans cette enceinte. J’ai depuis 2008 milité pour la création de ce PNM justement pour qu’autour d’une même table, tous les usagers, tous les défenseurs du milieu et les politiques s’accordent sur une méthode et des objectifs. Les décisions qui seront prises auront été débattues par tous, tous les points de vue auront été exprimés. Ainsi la décision, partagée, aura toute chance d’être mieux respectée.

8) Etes-vous favorable à l’implantation à Villemarie d’une structure permettant l’accueil et l’évolution d’hélicoptères privés ?

JJE : Ce sujet est d’actualité depuis 2006 et la candidature à l’époque de la société Héliocéan (22-11-2006). Vous étiez présent lors de cette commission et aucune opposition ne fut exprimée. Cette société malgré la rédaction d’une AOT n’a pas mis en œuvre son projet. Dont acte !

  • Depuis le 21/02/2013 : AIR PLUS sollicite la COBAS pour sédentariser son activité
  • Le 16/12/2013 : La Commission Consultative en présence du Sous-Préfet. (3 des 4 associations de riverains ne se déplacent pas !)
  • Le 27/12/2012 : projet validé par la COBAS
  • Début janvier : une des associations absente (Vert Bassin) dépose une pétition.
  • Le 12/02/2014 : sud-ouest reprend les éléments de la pétition !

Un seul hélicoptère sera basé et non 6 ! Les rotations hélicoptères : 994, dont 443 militaires et gendarmerie. Les vols seront concentrés sur 4 mois : 1h30 le matin (10h30-12h00) et de 14h30 à 18h l’après-midi. Les circuits sont définis par l’aviation civile prenant en compte les contraintes environnementales. Aucun des porteurs de cette pétition ne s’est rendu aux réunions !

PP : J’ai lu dernièrement qu’une association avait vu le jour pour s’opposer à cette implantation. Je n’en connais pas les conditions. A priori, des hélicoptères sur un aérodrome, ce n’est pas incongru. Ensuite, tout dépend des conditions de vol, des couloirs utilisés et des nuisances ainsi créées. Bien sûr, des ballets d’hélicoptère, dans un espace anarchique sont à proscrire. A la lecture de l’article, il semble qu’il en soit ainsi. En dehors de toute régulation et encadrement, je ne suis pas favorable à cette implantation.

4° ENVIRONNEMENT

1) Souhaitez-vous faire adopter des mesures incitatives pour un meilleur respect de la norme HQE dans l’habitat et pour l’utilisation d’énergies renouvelables ?

JJE : Dans le cadre de la révision du PLU et dans le droit fil du Grenelle 2, nous serons vigilants au respect des normes HQE dans les constructions.

PP : Le programme que je propose intègre des mesures financières sous condition de montant et de ressources, incitatives à la production d’énergie (photovoltaïque) et à l’isolation thermique des habitations.

2) Etes-vous favorable à l’enfouissement de tout ou partie des eaux usées rejetées jusque-là par le wharf de La Salie ?

JJE : Le SIBA dans le cadre de ses compétences réfléchit à ce sujet qui nécessite cependant des études techniques complexes.

PP : Sur la thématique d’une ville durable, nous avons pris l’engagement d’obtenir du SIBA qu’il engage une expertise indépendante pour des solutions alternatives au warf afin de préserver la qualité des eaux du Bassin.

3) Soutenez-vous les propositions de l’ADPPM d’utiliser des énergies alternatives dans le nautisme, soit le gaz et l’électricité (avec tarifs de mouillage et d’anneau incitatifs) ?

JJE : Le SIBA dans le cadre de ses compétences réfléchit à ce sujet qui nécessite cependant des études techniques complexes.

PP : Je partage totalement ces objectifs et soutiens vos propositions

4) Etes-vous favorable au développement du service de mise à disposition de deux roues à la Teste Centre, à Cazaux et au Pyla, selon la formule « Vélib », ainsi qu’à l’attribution, à chaque foyer demandeur, d’une bicyclette classique ou électrique ?

JJE : Si la CUB future métropole millionnaire peut se prévaloir d’un service « Velib », il me semble que ce sujet ne peut être traité qu’au niveau de l’agglomération. Je n’ai pas d’éléments en ma possession pour connaître la taille critique pour un prestataire de service de ce type. Cependant dans la réflexion d’une stratégie globale des mobilités, l’accès libre-service doit être évoqué. Quant à l’attribution d’une bicyclette...à chaque foyer demandeur, j’y suis personnellement opposé. Notre action doit nous pousser à faire évoluer les comportements, d’abord.

PP : La qualité de vie au quotidien est le 1er axe de notre programme. Les déplacements doux y tiennent une place de choix avec notamment la création d’un système de vélos en libre service. Pour l’attribution d’une bicyclette classique ou électrique à chaque foyer demandeur, la réponse est clairement non. Nous n’avons pas les moyens pour de telles ambitions.

Texte de la réponse de Monsieur DAVET :

P. Davet a indiqué à l’ADPPM :

  • Dans un récent courrier, sont rappelés les principaux axes d’améliorations souhaités par votre Association. Je les partage totalement (dont le projet d’AMVAP) ainsi qu’une majorité de testerins et de résidents du Pyla.
  • Il s’agit de conserver à Pyla son image de ville harmonieuse sous les pins et de station balnéaire de tranquillité. Nous avons les mêmes objectifs, notamment sur la préservation du caractère sylvestre de Pyla, sur une architecture et un urbanisme maitrisés, ainsi que sur la sécurité des personnes et des biens.
  • La campagne que j’anime pour la mairie de La Teste de Buch est une campagne de rassemblement, rassemblement des compétences et des personnes de bonne volonté. Et cela ne restera pas sans effet une fois élu. En effet, je compte bien, tout au long du mandat qui m’aura été confié, écouter et comprendre les besoins et les espoirs des Testerins, des Pylatais et des Cazalins. Les associations représentatives – comme l’ADPPM - seront, bien entendu, consultées et écoutées dans une véritable concertation.
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Réponse originale de M. Eroles
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Réponse originale de M. Pradayrol

À titre de mémoire, le même exercice avait été proposé aux candidats aux élections municipales de 2008.