Revue de presse

Pyla : quid de la charte environnementale ? (Sud-Ouest du 7 août 2014)

Vendredi 8 août 2014 // Revue de presse

L’Association de défense et de promotion du Pyla-sur-Mer tient son assemblée générale samedi. L’occasion de revenir sur les sujets sensibles de ce secteur prisé.

Le rendez-vous est fixé samedi 9 août à 10 heures, au centre culturel Pierre-Dignac. Et nul doute que malgré la date estivale, les défenseurs du Pyla-sur-Mer répondront massivement à l’appel. Jacques Storelli, le président de l’ADPPM (association de défense et de promotion du Pyla-sur-Mer) a plusieurs dossiers sous le coude et de nombreuses questions auxquelles le maire de la commune, Jean-Jacques Eroles et la représentante de l’Etat, Dominique Christian devraient répondre.

La première concerne l’Aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AMVAP qui a remplacé les anciennes zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, les ZPPAUP). Dans la Gazette du Pyla distribuée cette semaine à 4 000 exemplaires, l’ADPPM rapporte l’échange survenu au mois de février, durant la campagne électorale avec le maire sortant et candidat Jean-Jacques Eroles.

Déjà dans 500 communes

« Il s’était dit tout à fait favorable à engager une concertation responsable en partenariat avec les associations et l’architecte des bâtiments de France pour la réflexion de la mise en place d’une AMVAP » cite Jacques Storelli qui ne manque pas de rappeler que « cela fait 15 ans que l’ADPPM demande la même chose ».

A savoir, en effet, la mise en place de cette servitude d’utilité publique ayant pour objet de « promouvoir la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces ». Un dispositif qui existe déjà dans 500 communes de France et permet d’assurer une cohérence dans l’architecture. « Nous avons déjà identifié les maisons, nous sommes prêts ! ».

Le nœud entre PNM et Arguin

La seconde question tient plutôt lieu d’éclaircissement. Ainsi, en présence de la sous-préfète, Jaqcues Storelli entend « démêler le nœud qui a été fait entre le Parc naturel marin (PNM) et la législation relative au banc d’Arguin. » Il en profitera aussi pour revenir sur les autres gros dossiers du Bassin : le schéma de cohérence territoriale (SCOT), le schéma régional de cohérence écologique (SRCE), le procès Smurfit et bien entendu les plans locaux d’urbanisme (PLU).

« Si nous n’avions pas obtenu l’annulation de celui de La Teste-de-Buch, on verrait un lotissement sur le terrain Gaume au Pyla sud au lieu d’une forêt avec la dune et un lotissement au Laurrey. Nous avons demandé à être associés au nouveau PLU car si nous nous mettons tous autour de la table, il n’y aura pas de recours. »

Et toujours la Corniche

Et dans la liste des dossiers sensibles pour lesquels l’ADPPM ne relâche pas sa vigilance, on peut aussi citer le parking de la Corniche qui ne devrait vraisemblablement pas être jugé devant le tribunal administratif avant l’année prochaine. « 56 arbres ont été abattus en zone rouge et le parking est vide. Tout cela pour que 23 voitures se garent dans un secteur qui accueille entre 500 et 1 000 véhicules par jour… »

Toujours dans ce secteur, Jacques Storelli évoquera samedi le projet de réhabilitation de l’hôtel Haitza confié à l’architecte Philippe Starck. Il en profitera aussi pour tendre le micro à un expert et s’attarder sur le phénomène de houle qui cet hiver a durement touché 52 perrés sur 140 avec d’ores et déjà l’option d’une solution : l’enrochement.

Sabine Menet

source : http://www.sudouest.fr/2014/08/07/pyla-quid-de-la-charte-environnementale-1635433-2918.php