Revue de presse

Pour le respect des règles et leur contournement (Sud-Ouest du 11 août 2014)

Mardi 12 août 2014 // Revue de presse

L’assemblée générale de l’association de défense et de promotion du Pyla a, comme chaque été, réuni énormément de monde samedi matin.

Il faut leur reconnaître de la constance, de l’intérêt et de l’engagement. Samedi matin, les sympathisants de l’association de défense et de promotion du Pyla-sur-Mer (ADPPM) sont si nombreux que la moitié assiste à l’assemblée générale en dehors du centre culturel Pierre-Dignac. Sous des chapiteaux et parfois entre les gouttes.

À l’intérieur, le président Jacques Storelli s’adonne à un jeu de questions réponses orchestré par Nicolas Gusdorf. Le tout en présence du maire, Jean-Jacques Éroles, de la sous-préfète Dominique Christian, du capitaine de police Raoul, de Pierre Morin de la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer), d’Olivier Laban, le président du comité régional de la conchyliculture, du conseiller régional Michel Daverat et Guillemette Rolland, la déléguée régionale du Conservatoire du littoral Aquitaine.

L’ensablement et Arguin

Autant de participants invités à s’exprimer sur les différents points à l’ordre du jour. À commencer par le Parc naturel marin (PNM). « Nous recueillons actuellement toutes les candidatures et les préfets nommeront en octobre les membres du conseil de gestion », a rappelé la sous-préfète en précisant que les travaux pourraient débuter en fin d’année.

De son côté, Olivier Laban s’est exprimé sur le décret concernant le banc d’Arguin. « Cela fait plus de quinze ans que le CRC travaille avec l’État pour la refonte du décret. […] Quand on exploite un site tel que celui-là, on se doit d’être irréprochables. »

Lionel Lemaire, figure de l’ADPPM, a ensuite parlé du « phénomène inattendu » qui a durement touché les perrés en début d’année en préconisant comme solution l’ensablement. Jean-Jacques Éroles a rappelé que ce dernier revenait tous les deux ans au Siba (syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon), prochaine étape en hiver 2015.

Le respect des règles

L’édile a ensuite tempéré les propos de Jacques Storelli concernant le plan local d’urbanisme (PLU) dont deux points concernant le Pyla ont été modifiés. « N’arrivons pas à ces choses qui font qu’on va quitter la ville pour arriver en ville », a plaidé le président de l’ADPPM.

Les choses se sont ensuite un peu animées lorsque l’avocat Adrien Bonnet a estimé que les règles d’urbanisme n’étaient pas respectées au Pyla. Et de lister des exemples. Le maire lui a rappelé que d’importantes médiations et négociations s’opéraient en amont et que, en cas d’infraction, un procès-verbal était dressé et envoyé au parquet.

Hugues Legrix, de l’ADPPM, a enchaîné avec la loi Alur estimant qu’elle « devait être compensée par le biais de réglementations permettant de conserver l’esprit des villas sous la forêt ». Pierre Morin a tenté alors de recadrer cette loi et sa réflexion sur de nouvelles formes urbaines. En vain. « Nous sommes au Pyla, nous sommes au Pyla », a martelé Hugues Legrix encouragé d’ailleurs par une partie de l’assistance. Là, il ne s’agissait plus de respecter les règles d’urbanisme…

L’exception pylataise ?

Devant l’agacement perceptible de la sous-préfète, Jacques Storelli a enjoint le représentant de la DDTM à poursuivre sa présentation… tout en demandant quand même à ce que le coefficient d’occupation des sols (le COS qui disparaît avec la loi Alur) soit maintenu au Pyla. Seulement au Pyla, donc.

Jean-Jacques Éroles a tout de même rappelé que le caractère du Pyla avait été pris en compte par ses services et ce notamment à travers la disposition prévoyant 60 % d’espace en pleine terre. « Quant à la loi Alur, il est difficile de ne pas autoriser quelque chose qui est applicable », a conclu le maire qui s’est par ailleurs dit favorable à une AMVAP (aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine) dont il reste à définir le périmètre.

Les rénovations de la Poste, du centre de la voile et de l’hôtel Haïza ont ensuite été abordées avant que le capitaine de police ne parle sécurité. « J’espère que vous réalisez vivre dans un secteur calme », a-t-il dit en préambule. Suite aux questions de la salle, Dominique Christian a fermement expliqué être « particulièrement vigilante » à la législation relative aux établissements de nuit. « La première étape, c’est un avertissement, la seconde une fermeture administrative. » Dont acte.

Sabine Menet source : http://www.sudouest.fr/2014/08/11/p...