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Gazette du Pyla de l’été 2015

Lundi 27 juillet 2015 // Gazettes du Pyla

Vous pouvez consulter la gazette n°37 en cliquant sur la vignette ci-dessous :

Sommaire

  • La vie quotidienne au Pyla
  • Défense de l’identité du Pyla
  • L’urbanisme
  • Les contentieux d’urbanisme
  • Les contentieux du droit de l’environnement
  • Réalisations et projets
  • Le plan d’eau
  • Le label « forêt d’exception »

Édito

Le Bassin est-il « incorrigible » ? C’est ce qu’a titré la presse lors de la récente annulation du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), lequel devait permettre aux 17 municipalités (160 000 habitants) de se doter d’un document d’urbanisme unique, au prix de près de 10 ans de travail et de millions d’euros. Pour avoir détourné la finalité du SCOT et en avoir fait un instrument dédié aux promoteurs et à une croissance démographique galopante, au détriment des espaces naturels, les élus ont été lourdement sanctionnés. Ce sont les associations qui ont une fois de plus saisi la Justice (via la CEBA) en se fondant sur les textes en vigueur, et en s’inspirant des nombreuses réserves que l’Etat n’avait pas manqué d’exprimer face à des élus bien décidés à ne pas en tenir compte.

Comment peut-on expliquer que de la même manière trois PLU (Plan Local d’Urbanisme) ont également été annulés, et qu’il faille sans doute corriger celui de La Teste sur deux dispositions essentielles, la constructibilité dans les forêts du Laurey et de Pilat sud ?

Le permis de construire délivré sur l’axe du corridor écologique Camicas-Laurey, soutenu jusqu’au Conseil d’Etat par la municipalité, fort heureusement en vain, relevait de la même logique.

Pour quelles raisons des documents d’aménagement et d’urbanisme préparés à grands frais (avec l’argent du contribuable) tombent-ils les uns après les autres, plongeant les administrés dans une insécurité juridique complète ?

Les contentieux d’urbanisme initiés par les associations ne tariront pas tant que les décisions de justice et les textes continueront d’être activement ignorés par les promoteurs et certaines municipalités. Notre détermination à faire cesser ces pratiques est totale et nous restons prêts à participer à l’édification du prochain SCOT et du PLU de La Teste à l’aune des lois « Grenelle » et du projet de loi Pellerin sur les « Cités historiques ».

La disparition du COS (coefficient d’occupation des sols) a des effets extrêmement fâcheux ; il est urgent que la municipalité définisse sans attendre des règles rétablissant de facto le COS, par le jeu des distances, emprises et hauteurs.

A l’inverse, la gestion concertée de la Baie d’Arcachon se montre efficace et porteuse d’un bel avenir :

Le Parc Marin en tant que « Parlement de la mer » aura adopté son Plan de gestion en juin 2017. C’est une immense opportunité pour le Bassin, son patrimoine et ses équilibres, et pour la régulation des usages, de loisirs ou professionnels.

Le prochain Décret réglementant la Réserve du Banc d’Arguin permettra, nous en sommes convaincus, un meilleur savoir vivre ensemble, dans un équilibre rétabli entre gestionnaire de la Réserve, ostréiculteurs et plaisanciers. Au-delà de ces grands chantiers, l’ADPPM reste au plus près des doléances de ses adhérents ; elles sont nombreuses et nous n’hésitons pas à les porter avec force auprès des administrations concernées.

Nous constituons depuis 46 années une force de proposition indépendante, dotée d’une liberté de parole reconnue, toujours animée par la volonté de défendre un territoire d’exception dont nous savons qu’il est convoité comme jamais.

Notre capacité à nous adapter sans cesse à un monde nouveau dont nous savons qu’il nous oblige à un devoir de réflexion et de vigilance renforcé, fait la différence. C’est cette conviction d’avoir à défendre sans compromis un patrimoine et un environnement uniques, qui a permis à l’ADPPM d’empêcher le bétonnage de la côte Pylataise et de la forêt de La Teste, et de gagner l’essentiel de ses procès. Le nombre des contentieux existants démontre que le combat n’est pas fini. Il ne fait sans doute que commencer … Bonne lecture et bon vent à l’association et aux Pylatais qui lui accordent leur confiance !

Jacques STORELLI,
Président